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Retour sur la 1ère édition du This Is Not A Love Song festival

Report du This Is not a love Song Festival (TINALS) qui s’est déroulé en mai 2013 à la Paloma, Smac de Nîmes. Ce fut la première édition du festival.

Triple Zero vous livre sa vison du This Is Not a Love Song  festival :

Quelle belle programmation pour cette 1ère édition de ce festival au titre emprunté au chanteur Jonhy Rothen du mythique groupe Sex Pistols, Public Image Limited (pourquoi pas les programmer une prochaine fois ? on peut rêver …).

En tout cas La Paloma a tout du paquebot spatial intergalactique de rêve, posé au milieu de nulle part : j’espère même qu’un jour, la Paloma décollera !

Ce fut donc l’occasion de découvrir certains groupes émergents et en vogue tels que les Connan Mockasin qui m’ont beaucoup plu : tout d’abord un look de tribu hippie Néo-Zélandaise très 70’s et puis une belle musique et un chanteur à la voix surprenante, un croisement entre les Beach Boys, le Velvet Underground et beaucoup d’autres, à écouter et à revoir impérativement !

Les deux gars de Death Grips mirent aussi une grosse claque à leurs fans et aux autres, un chanteur noir torse nu et habité, hurlant en bougeant dans tous les sens sur des beats à base de basses bien violentes sur une scène plongée dans l’obscurité : un seul mot HARDCORE !

Bien sûr il y avait Animal Collective sur lequel je n’ai pas vraiment d’avis si ce n’est leur très beau décor …

Et le voyage continue ce jeudi 23 mai,

je précise que j’ai monté l’exposition sur les Beastie Boys que vous avez peut être vu, 50 pochettes de disques encadrées sur un mur de La Paloma et une vitrine chargée en affiches, cassettes, DVD, livres, photos, 45 Tours … BEASTIE FOR LIFE ! Je réalisais aussi des dj sets en début de soirée dans le patio à base de disques vynils exclusivement, ce fut un vrai plaisir !

Côté scène, The Intelligence ouvre la soirée avec leur rock garage aux sonorités si originales, excellent ! Dans une autre veine, Nick Waterhouse me plaît bien aussi : on remonte dans le temps et on se croit dans les années 50 pour une musique me rappelant Elvis Presley, le rock et la country tout en étant très moderne, rien ne se perd …

Et puis il y a mon coup de cœur du printemps Melody’s Echo Chamber dont j’ai écouté le 33 tours régulièrement : l’entendre sur scène est un vrai bonheur, le live se révélant plus rock et pêchu que l’album, en tout cas c’est, d’après moi, une vraie révélation de musique française. Toujours dans le club de la Paloma, qui est un lieu bien agréable, JC Satan & King Tuff joueront leur rock original et efficace. Et puis pour finir en beauté, à 2h du mat, Amon Tobin nous envoie 1h de musique (mais est-ce vraiment de la musique ??) ou plutôt des sons tirés de son projet Two Fingers, en tout cas, c’est encore un pur plaisir de se remuer sur ces basses, infra-basses, breakbeats qu’il manipule avec génie, tout cela devant un public un peu clairsemé, étonnante situation pour un homme habitué aux salles combles.

J’oubliais les Savages de Londres, (mercredi) un groupe de filles nous faisant elles aussi remonté dans le temps avec leur look androgyne rappelant Ian Curtis de Joy Division, et une voix à la Siouxsie & The Banshees, c’est sûr, leur musique post punk new-wave est excellente !

Nous revoilà pour un samedi soir d’anthologie (j’ai passé le vendredi à dormir ! ), très bien annoncée dans Libération qui considère la programmation de ce festival comme le nec plus ultra des musiques indépendantes du moment.

Et cela se confirme avec la prestation du mythique Daniel Johnston, chanteur rare, génial, atteint d’une grave maladie mentale qu’il sublime depuis toujours par la création. Nombre de gens sont là pour lui et son concert sera un grand moment de musique mais aussi d’émotion , il est à noter que le musée d’Art Brut de Lausanne rend hommage à son œuvre cette année …

Et puis vient l’heure des Breeders dont la musique le concert en m’enthousiasme guère par contre les jeunes gens de La Femme chauffent le Club avec leurs chansons et leurs synthés encore une fois très 80’s et le tube incroyable qu’est « Sur La Planche » qui s’il l’avait sorti en 1986 aurait été très bien classé au Top 50 !! (Au côté de Niagara ou Indochine).

Et c’est au tour d’Hanni El Khatib de booster le public avec un rock blues très énergique et qui, c’est sûr, va faire un carton, c’est juste dommage que tout le monde ne puisse assister à ce concert (et bien d’autres ce soir là ..), le club ne pouvant accueillir que 200 personnes.

Bien sûr, je n’ai pas tout vu, tout entendu, je n’ai pas non plus tout aimé mais globalement ce fut un vrai plaisir de vivre ce festival, de rencontrer les gens très courageux et sympathiques de La Paloma et de découvrir, en quasi exclusivité, de si nombreux groupes de chez nous.

Le festival vu par Laurent aka Triple Zero !

 

Crédits photos par Photolive30 :

Petit + d’Over Scene :

On remercie toute l’organisation pour cette première édition.

Une vision du festival dans son ensemble, côté fréquentation, praticité … :

La définition d’un festival ? plusieurs concerts par soirs ? plusieurs scènes ? styles ? …

Pour cette première édition du « Festival » This Is Not A Love Song, on notera deux scènes, à peine un concert terminé dans une salle (le Club), un autre reprenait dans l’autre (la grande scène). Les styles étaient assez variés, mais sans aucun doute orienté rock indé, mais pas que …

La fréquentation du festival ?

Mitigée, peu en milieu de semaine mais un samedi avec la salle du Club comble, d’ailleurs certains râlaient de ne pas pourvoir assister aux concerts. Cela me rappel le festival Marsatac à La Friche Belle de Mai, un beau lieu mais certaines salles peu adaptées à un Festival. Ce soir là, on pouvait entendre le son du club retransmis dans le patio. Alors oui (re)voir Amon Tobin à 35 min de chez soi fut très plaisant, 3m2 au minimum chacun pour se défouler aussi, mais cela manquait un peu … d’ambiance.

Le lieu :

La Paloma ! Et bien l’on peut dire que le lieu est accueillant, beau patio où vous pourrez y boire un verre, fumer une clope … Deux salles de concerts, deux autres bars. Le son est vraiment appréciable, le Club est, disons le, petit pour le samedi, malheureusement.  Le son dans la grande salle était assez impressionnant, je pense notamment au set d’Amon Tobin, même très puissant; à tel point qu’il valait mieux éviter de rester pile en face des line- array trop longtemps !

Coté praticité d’un festival sur 4 jours à La Paloma (Nîmes), qui se termine au plus tard à 3h du mat, lorsque l’on habite à Montpellier ?

Seule bonne solution : le covoiturage, dur dur d’en trouver parfois, une navette serait si pratique … Nous aurions tout de même préféré que ce festival se déroule sur 3 jours maximum (surtout pour une première édition), avec des heures plus tardives les vendredi & samedi, concentré les musiques électroniques sur un seul soir peut être ? Une troisième scène dans le patio ou sur le parking en + pourrait également enrichir le côté « festival », nous verrons d’ici quelques temps… !

Coté programmation, on complète le report de Triple Zero !

Une programmation plutôt pointue, les organisateurs ayant profité du Primavera Sound Festival ( à Barcelone) pour enrichir l’affiche du This Is Not A Love Song, ce qui nous a valu une  belle première édition !

Du local aussi avec les groupes montpelliérains Reverso Mecanic & Flou Fantome.

Il est peut-être bien de vous préciser que , personnellement je suis plus électro que rock indé, ce festival fut donc un peu « longué  » pour moi par moment, notamment le jeudi où j’attendais surtout le live d’Amon Tobin, heureusement BRNS était programmé ce soir là. Cela ne m’empêche pas d’avoir fait de supers découvertes, et puis c’est comme celà que l’on s’ouvre à d’autres esthétiques. Bref, bien moins calée que Triple Zero sur l’ensemble de la programmation; je ne vous parlerai donc que rapidement des groupes que j’ai pu voir & apprécier (ou moins),

BRNS (très bon ces « petits » Belges !), Amon Tobin (ok c’était un dj set, il ne fallait pas venir pour écouter ses sons à lui, mais bon qu’est-ce qu’il envoyait !), Connann Mockasin, Death Grips (même si c’était un peu, comment dire, hardcore, et que le bassiste était absent), Fauve (on a entendu de tout niveau critique sur place … mais perso l’on a bien apprécié le live. Après le côté « photo interdite » nous a un peu blasé, mais pourquoi ?! (maintenir le buzz ? ouep … ), les locaux étaient pas mal non plus (Reverso Mecanic & Flou Fantome, toujours sympa de participer à un tel festival, on ne leur souhaite que de progresser & maintenir ce cap!). On a bien apprécié le live électro de  Jackson & His Computer Band, et celui de Black Strobe également, un sacré monsieur (Arnaud Rebotini), une présence scénique qui vous retourne une salle, j’avoue, je ne m’attendais pas à cela et ce fut une bonne surprise en live, de l’électro à la sauce rock new wave.  Busy P, c’était sympa, j’étais peut être en manque d’électro du coup tout passait, qui sait ?  Et d’autres lives bien appréciables furent ceux de Hanni El Khatib, Dinosaur Junior & Daniel Jonhston bien sûr ! Un live qui paraissait sympa fut celui de La Femme, mais vu que c’était dans le Club, rempli, je l’ai écouté du Patio, il devait y avoir l’image mais la faible fréquentation des deux premiers soirs en avait décidé autrement, en fond sonore le temps d’une bière et d’un peu de repos La Femme assurait !

Il me semble avoir  bien apprécié le live de  TNGHT mais franchement au bout de 3 courtes nuits, le 4ème soir fut un peu rude, la bière faisait son effet et la fatigue l’amplifiait …

Bref 4 soirs bien appréciables, RDV fin mai 2014 !! 

 

NB : la deuxième édition se déroule sur 3 jours & 3 scènes, dont une en extérieure. On ne peut que relever ces changements positifs.
La programmation de 2014 

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